 |
Les manuels scolaires au Maroc Forum sur l'utilisation des manuels scolaires obligatoires.
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
youssef oulaali Membre nouveau
Inscrit le: 07 Juil 2007 Messages: 4
|
Posté le: Ven Juil 27, 2007 8:39 pm Sujet du message: demande de renseignement |
|
|
Salut à toute l’équipe ;
Je reviens avec plus de soucis et j’ai confiance en vous que vous allez chercher avec moi sur le sujet de mes questions, il s’agit en effet de trouver des articles qui toucheront à la réponse de mes deux questions suivantes :
lire est un acte qui se fait depuis la nuit des temps ; peut-on savoir les premiers hommes qui ont pratiqué l’art de la lecture ; en somme, quelle est l’origine de la lecture ? Je veux dire qu’est-ce qu’on sait sur l’histoire de la lecture ? Comment cet acte a évalué pour devenir ce qu’il est actuellement ?
à votre avis, lit-on beaucoup ou peu actuellement au Maroc ? quelles sont les responsabilités de l’école primaire dans la production de bons ou de mauvais lecteurs ? les manuels scolaires actuels profitent bien aux élèves des écoles primaires ou non ? et pourquoi ?
Veuillez enrichir vos réponses avec des explications, avec beaucoup d’exemples tirés de vos expériences et avec plus de clarté, d’arguments tirés de bonnes références. Par exemple, j’aimerais si possible savoir les statistiques faites au sujet de lecture au Maroc.
Je voudrais trouver d’autres questions et des réponses à ma question de « la pédagogie de la lecture à l’école primaire au Maroc », je suis prêt à discuter toutes les suggestions et les questions que vous proposerez à ce sujet. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
admin Site Admin
Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 7
|
Posté le: Sam Juil 28, 2007 11:43 am Sujet du message: |
|
|
Je vais essayer de t'aider, bien que n'étant pas au courant des spécificités du Maroc.
Je vais citer ici ce qu'on peut lire sur wikipedia au niveau des origines :
| Citation: | On pourrait penser que l'histoire de la lecture est la même que celle de l'écriture : on peut estimer que les premiers hiéroglyphes furent dessinés il y a 5 000 ans, les alphabets phonétiques les plus anciens ont environ 3500 ans.
Pourtant, l'évolution des supports a également eu une grande influence. Les premiers ouvrages étaient écrits sur des rouleaux de papyrus enroulés en volumen dans un cylindre. Ils n'autorisaient donc qu'une vision partielle du texte à lire.
À partir du IIe siècle au IVe siècle, l'introduction du parchemin permet la rédaction des ouvrages en codex composés de feuilles pliées et cousues ensemble. Le livre ne subira alors pratiquement plus de modification de structure. Cette nouvelle présentation permet de consulter les ouvrages de façon moins linéaire : il devient possible de feuilleter pour accéder directement à un passage du texte.
Jusqu'aux environs du Xe siècle les mots étaient écrits les uns à la suite des autres, sans blancs ni ponctuation (scriptio continua).
UNETELLEECRITURENEFAVORISEPASLADETECTIONRAPIDEDESMOTSETOBLIGEAUNDECHIFFREMENTLABORIEUXLETTREALETTREDESOUVRAGESLAVITESSEDELECTUREESTDONCTRESLENTE
La lecture à haute voix était donc quasi systématique. Si des textes datant du Ve siècle avant J.C. attestent que la lecture silencieuse était pratiquée en Grèce, elle resta probablement exceptionnelle pendant de longs siècles. Dans ses Confessions Augustin d'Hippone explique sa stupéfaction quand il voit Ambroise de Milan pratiquer la lecture silencieuse. La lecture demeure une activité collective dans les milieux bourgeois jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Parmi les ouvriers, le roman-feuilleton continue d'être lu à voix haute jusqu'au lendemain de la Première guerre mondiale. En Europe, la lecture orale, parfois chantée ou psalmodiée occupe une place centrale aujourd'hui encore dans les cérémonies des religions juive, chrétienne et musulmane. La vitesse de parole permet de lire environ 9 000 mots à l'heure. Un pratiquant moyen de la lecture rapide (et donc silencieuse) est environ trois fois plus rapide.
Au cours du XIXe siècle, la plupart des pays occidentaux s'engagent dans l'alphabétisation de la population. Elle se généralise un peu plus tôt dans les pays de religion protestante, où chacun doit être capable de lire la Bible. |
Recherches sur l'activité de lecteur :
| Citation: | Le processus physiologique de la lecture a été étudié pour la première fois à la fin du XIXe siècle par Emile Javal, directeur du laboratoire d'ophtalmologie de l'université de la Sorbonne. La lecture n'est pas un balayage continu du texte mais une succession de photographies : pendant 250 millisecondes l'œil fixe un ensemble de lettres puis l'œil se déplace en 25 millisecondes vers un nouveau groupe de lettres. La vitesse de déplacement est relativement constante d'un individu à l'autre. Par contre, alors qu'un lecteur lent ne peut fixer que cinq à dix lettres, un bon lecteur peut fixer plus d'une vingtaine de lettres à la fois. Des mesures sur des lecteurs chinois, japonais ou arabes ont montré que l'alphabet utilisé n'avait pas d'influence majeure sur le mécanisme de la lecture.
La pause de l'œil lors de la « photographie » s'appelle un point de fixation. La mesure du nombre de lettres perçues simultanément est nommée l'empan. |
En France, l'empan visuel était considéré comme la clé d'une bonne lecture au temps de la méthode globale pure. Si on ouvre un manuel de la fin des années 70, on trouve en grand nombre des exercices où il faut reconnaitre globalement des mots listés en colonne tout en suivant du regard un trait vertical (pour ne pas balayer de gauche à droite). L'objectif était d'augmenter l'empan visuel des élèves. Ces exercices ont disparu dès le début du déclin de la méthode globale pure au début des années 80.
Des études récentes ont montré que les jeux vidéos avaient un effet bénéfique sur l'empan visuel.
Les partisants des méthodes syllabiques disent que l'empan visuel n'est pas utile car un enfant qui maitrise le code arrivera toujours à déchiffrer même s'il ne voit que quelques caractères à la fois. Cependant, un enfant qui lit comme cela a plus de mal à accéder au sens car son effort est entièrement consacré au déchiffrage.
De nos jours, l'empan visuel n'est plus utilisé que pour la mise en page des journaux. Les articles de journal sont faits pour être lus vite, donc ils sont disposés en colonne. Le nombre de caractères correspond à l'empan visuel moyen d'un lecteur entrainé. Le lecteur habitué des journaux peut donc lire les articles en ne déplaçant son regard que verticalement, ce qui rend la lecture plus rapide et surtout moins fatigante pour le yeux.
Des études récentes ont montré que les troubles de l'apprentissage de la lecture pouvaient venir d'un léger décalage dans le temps du traitement de différents type d'information (auditif, visuel...) par le cerveau. Augmenter le rôle du toucher dans l'apprentissage précoce des lettres pourrait corriger en partie ce manque de synchronisation.
L'arrivée de la neurologie dans le débat sur les méthodes de lecture est une réalité en France depuis 2-3 ans. Le dialogue est parfois difficile entre les enseignants qui n'acceptent pas que leurs méthodes soient dictées par des "radios de la tête" et les médecins/chercheurs qui pensent toucher au but.
La pratique régulière de la lecture est essentielle pour une bonne maitrise. Cette bonne maitrise entrainant à son tour plus de lecture, la différence de niveau entre gros et petits lecteurs ne peut aller qu'en augmentant chez les enfants. On appelle cela "l'effet Matthieu". |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|